|
 |
|
Week-end
Jazz & Harley
en Suisse Normande
avec le
Caen Côte de Nacre
Chapter France |
|
C'était une première.
Ca aurait pu être géant, ou tout du moins d'une bonne taille, ça se
rangera aux oubliettes.... et pourtant !
Pour la troisième édition de JazzinGiel, les organisateurs avaient
contacté l'an passé le Caen Côte de Nacre Chapter pour élaborer un
cocktail appétissant, « Harley et Jazz ».
La date choisie, pas forcément la meilleure, tombait en même temps que
Faaker See et, à une cinquantaine de kilomètres de là, à Caen, des
concerts gratuits étaient annoncés, Emir Kusturica, l'Orchestre National
de Barbés et les Tambours du Bronx.... entre autres.
Mais bon, tout est possible.
|
 |
|
 |
Les groupes de jazz
invités étaient excellents et la campagne autour est superbe. La Suisse
Normande, ce sont des virages enchanteurs, des paysages surprenants qui
conjuguent le vert des champs et le bleu du ciel, vous savez, ce bleu un
peu pâle avec des nuages omniprésents qui donnent une lumière tellement
appréciée des impressionnistes !
Le lieu choisi, l'immense
lycée Bosco de Giel-Courteilles pouvait accueillir, sous ses deux
hectares de toiture, tous ceux qui allaient venir.
Et pourtant, ce ne devait
pas être suffisant... |
|
 |
 |
|
Le soleil était au
rendez-vous, le Caen Côte de Nacre également.
Des accrocs du jazz ont fait le déplacement, de Paris West Chapter,
d'Aire Valley Chapter en Angleterre...
Les plus déçus : NOUS !
L'accueil, très méfiant : comme il y a plus de Massey-Ferguson que
d'Harley-Davidson dans le département, il vaut mieux isoler les bikers
sous une tente dans la cour pour le dîner-concert, d'ailleurs sans
musique.
|
 |
|
 |
Le biker est un rustre
inculte qui ne peut pas apprécier le jazz !
Et pourtant, le dimanche, pendant le concert d'Olivier Leclerc (un nom à
retenir, un brillantissime élève de Didier Lockwood, de la veine de
Stéphane Grappelli), j'en ai vu qui n'ont pas pu retenir quelques larmes
d'émotion et un chapter à la mode de Caen pris au tripes, ça mérite un
trou normand ! (à mettre dans les annales).
Pour dormir, point de couvertures de prévues.
Le biker est un rustre qui s'accommode d'un confort spartiate : couché
en rond près d'un feu de camp, il adore respirer la terre et il aime
quand le froid le saisit sur les petites heures du matin !
|
|
Heureusement, les
serveuses et les vigiles bénévoles ont été incroyables. Avec quelques
clés, le chapter a pu avoir quelques couvertures... mais là, chut !
Heureusement, l'ambiance fut torride !
L'hébergement, en dortoir, a permis de remonter le temps, une
quarantaine d'années en arrière et de se remémorer les batailles de
polochon, les lits en cathédrale et les parties de fous rires.
Bon, d'accord, on n'a pas beaucoup dormi... mais qu'est-ce qu'on a
rigolé !
|
 |
|
 |
La conclusion après tout
ça : on a rencontré cependant des gens charmants, des bénévoles qui ont
fait leur maximum, des musiciens inoubliables, des saucisses-frites goûtues mais trois fois de suite c'est trop.
On a fait découvrir
Harley-Davidson à plein de gens émerveillés, on a pris des adresses du
côté de Leeds, du côté de Chartres, et on a retrouvé le temps d'un
week-end notre adolescence.
Et ça, c'est magique ! |
|
article Jean-Pierre, photos Chapter |
|
 |