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La Basse-Normandie a
de nombreux atouts, ses paysages très divers, des planches de Deauville
très « posh » au Mont-Saint-Michel, une merveille multi séculaire, en
passant par les falaises de la Hague, le bout du monde battu par les
vents aux accents irlandais, là-haut, tout au bout du bout du Cotentin,
ou encore son Pays d'Auge et ses chaumières romantiques, son bocage où
affleure le granit et la Suisse Normande et ses virages enchanteurs...
L'histoire est
omniprésente. Patrie de Guillaume le Conquérant et de ses ducs, la
Basse-Normandie a été aussi le théâtre de l'événement majeur du XX°
siècle, le Débarquement allié le 6 juin 1944.
« Quand un chapter
français ou étranger choisit cette destination, ce sont les plages du
D-Day qui sont le point d'orgue de la visite ! »
Après moult
réflexions et grâce à la rencontre du chapter avec Stéphane, un docteur
en histoire amoureux également des Harley Davidson, mettre en avant le
Red Ball Express Highway est devenue une évidence.
La Voie de la
Liberté, on connaît... Partant du kilomètre zéro à Ste-Mère-Eglise, elle
s'achève à Bastogne, en Belgique, 1145 km plus loin...
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Surveillée par la
police militaire en Harley, le Red Ball Express Highway, une
« autoroute » en sens unique exclusivement réservée aux camions de
ravitaillement, de Cherbourg à Chartres en passant par Saint-Lô et
Dreux, qui ravitaillait les soldats du front, était un énorme système de
convoyage routier mis en œuvre par les forces alliées après la percée
qui a suivi le débarquement en Normandie.
Ce système a
fonctionné du 25 août 1944 au 16 novembre 1944.
Le réseau ferroviaire
français ayant été détruit par les bombardements alliés, il ne restait
plus que la solution du transport routier, afin de pourvoir aux énormes
besoins des armées en mouvement. Il s'agissait de transporter des
vivres, des munitions et surtout de grandes quantités de carburant.
Chacune des 28
divisions alliées engagées, pour mener à bien ses opérations offensives,
avait besoin d'environ 700 à 750 tonnes de ravitaillement par jour, soit
un total de 20 000 tonnes. Du 6 juin 44 au 8 mai 45, 7 442 529 tonnes de
ravitaillement ont été acheminées par voie de mer en Normandie ! |
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Deux routes
principales furent réquisitionnées entre Cherbourg et Chartres où était
installée une grande base logistique alliée. La route la plus au nord
était empruntée par les camions chargés de marchandises, qui revenaient
à vide par celle du sud. Afin de fluidifier le trafic, de limiter les
accidents et les attaques aériennes, des réglementations spéciales
furent instaurées :
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Circulation
interdite aux véhicules civils
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Convois de 5
camions minimum, encadrés par des
jeeps
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Camions espacés
de 60 mètres
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Interdiction de
doubler
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Vitesse limitée à
40 km/h
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Les routes du Red
Ball étaient balisées par des panneaux grand format, inspirés des
panneaux publicitaires américains.
Ils évitaient aux
conducteurs de se perdre et indiquaient également les objectifs de
tonnage journalier atteints, afin de les motiver. Le trafic était
ininterrompu, de jour comme de nuit. Le système a utilisé 5 958
véhicules, et a transporté quotidiennement jusqu'à 12 500 tonnes de
marchandises.
Les principaux
problèmes rencontrés étaient les pannes, l'épuisement des conducteurs,
la « disparition » et l'usure du matériel, qui à la longue ont fini par
multiplier les accidents et le coût de fonctionnement. Nombre de
chauffeurs du Red Ball étaient afro-américains. |
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