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24
heures
du Mans
Camions
avec le Chapter du Mans |
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Le Mans, ville devenue
célèbre grâce à un double tour de cadran, pourrait être la ville
française préférée de Jack Bauer l’homme du « 24 heures chrono ».
Ici, tout évènement sportif et parfois même culturel, doit décliner sa
version 24 heures pour obtenir ses lettres de noblesse.
Après l’automobile, la moto, le karting, le roller, le vélo et même le
livre, les camions ne pouvaient pas échapper à la légende locale.
Comme pour la grande parade des pilotes des 24h Auto, lors de laquelle
les Harley-Davidson font partie du show au milieu des super cars, il
n’était pas imaginable qu’elles ne s’associent pas à nos amis routiers
animés de la même passion de la mécanique, de la route et des engins
customisés et super puissants.
Encore une belle occasion
pour Le Mans Legend Chapter d’inviter ses semblables pour participer à
la fête.
Pas moins de huit Chapters avaient répondu présents.
Environ soixante quinze Bikers chevauchant une cinquantaine de motos
arrivent par petites bandes, d’un peu partout, dans la fraicheur
matinale de ce samedi matin.
Rassemblement à la
concession du Mans où les attendent un p’tit déjeuner réconfortant et le
traditionnel teeshirt en souvenir de l’évènement.
Retrouvailles pour
certains, joie de se revoir, effusions, nouvelles connaissances, tous
sont heureux d’être là pour passer un weekend qui s’annonce d’enfer. |
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Une fois réchauffée, la
meute est prête à partir s’encanailler et faire le show avec les
camionneurs et leurs mastodontes de la route. Tout un programme !
V twin et V8 sur-vitaminés, que des gros cubes ! Chacun à sa mesure,
mais aussi du chrome et des peintures perso extravagantes.
Deux mondes parallèles mais qui vivent le même trip: sillonner les
routes à bord d’un engin exceptionnel, unique, construit et transformé à
leur propre image.
« J’veux du cuir, des gros seins, des gros culs… » disait Souchon, vous
allez être servis !
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Pour le cuir, pas de
problèmes les bikers assurent. 80 pantalons, blousons noirs et gilets aux
couleurs, ça passe pas inaperçu !
Pour les gros seins, « bikeuses » et « camionneuses » sont sur la même
longueur d’onde.
Pas de machisme, les
hommes et les femmes peuvent partager la passion même si la parité, dans
les deux camps, n’est pas encore assurée. (J’ai aussi aperçu des p’tits
seins, plutôt mignons !)
Des gros culs, il y en a
des centaines, on ne sait plus sur lequel poser les yeux ! Ils ont
envahi l’enceinte du circuit Bugatti. |
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Certains sont de
compétition (oui ça arrive !), leur taille est à la mesure de leurs
performances.
Ils vont s’affronter sur
la piste dans de lourdes courses fumantes et là, je peux vous dire qu’
ils lâcheront les gaz!
D’autres sont de collection et se présentent au public, façon mannequin
défilé de mode XXL, bien calés sur l’esplanade spécialement prévue pour
les accueillir.
Pour y parvenir, ils ont du
manœuvrer, tortiller lourdement du train arrière pour se mettre en
place.
Dès lors, ils n’hésitent
pas, devant un public de connaisseurs, à exhiber toute leur anatomie ! |
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Surtout pas de quiproquo,
vous aviez compris, j’en suis certain, « gros cul » en langage
argotique, c’est synonyme de camion !
Donc il y en a partout de ces gros machins, des espèces de « truck »,
des Mack, des Man, des Daf, mais aussi des Scania, des Peterbilt, des
nez courts, des nez longs (oui les gros culs ont un nez), avec ou sans
remorque.
Ils sont beaux ces gros culs ! Tunning, chromes et custom tout est
permis pour personnaliser son engin.
Les pros de l’aérographe
s’en sont donné à cœur joie,
cabines et remorques sont
recouvertes de fresques révélant les rêves et les fantasmes de leur
propriétaire. |
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Là un paysage de l’ouest
américain, un visage d’indien ou une vedette d’Hollywood, ici une fille
callipyge aux yeux langoureux. Un autre a préféré immortaliser la
légende d’Edith et Marcel.
La sobriété n’est pas de mise, l’éclairage n’est pas en reste, des
ampoules par centaines illuminent de toutes parts ces monstres roulants.
Les intérieurs capitonnés et ultra confortables témoignent que ces
bijoux du bitume sont des lieux de vie, à la fois domicile et outils de
travail à bord desquels les chauffeurs passent une grande partie de leur
temps pour y vivre leur passion, celle de la route.
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Au milieu de tout cela nos
bikers ne sont pas passés inaperçus, loin s’en faut !
Le ronronnement rauque des
50 Vtwin , entendu de loin, avait attiré les badauds délaissant un moment
les mille pattes pour venir accueillir admiratifs les plus belles
bécanes de l’ouest !
Exposées parmi les mastodontes multicolores, nos Harleys se taillent un
beau succès populaire, toutes alignées rutilantes.
Les cuirs se dispersent peu à peu par petits groupes pour aller
s’imprégner de l’ambiance unique qui règne dans cet antre mythique des
24 heures du Mans et se fondre dans la masse des 50 000 passionnés.
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Pour certains c’est une
première et ils en garderont, je crois, un souvenir inoubliable.
D’autres, habitués des lieux, sentiront pourtant encore une fois la
magie du mythe les envahir.
Les courses de camions se succèdent à un rythme effréné. Le combat des
colosses est rude sur la piste.
Ils sont en troupeau, se
bousculent, dérapent, contre braquent, s’accrochent et repartent
entrailles à l’air, tôles en partie déchiquetées dans une atmosphère de
fumée noire aux relents d’embrayage surchauffés.
C’est un combat viril. |
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Au côté de ces puissants
bolides, des compétitions automobiles se déroulent également.
Les impressionnantes
Racecar Séries, genre de Nascar Américain propulsées par un moteur V8 et
les très rapides originales Legends Cars.
C’est à la fin du jour que tous les engins roulants exposés sont invités
à se mouvoir en une cohorte hétéroclite pour donner naissance sur le
circuit à la gigantesque traditionnelle parade que les 50 000
spectateurs attendent avec impatience comme le clou du spectacle.
Un énorme camion sono ouvre le bal avec comme chef d’orchestre, le DJ
international Laurent Wolf.
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Les danseuses se
trémoussent au son des rythmes techno et les bikers abasourdis ouvrent
le bal des cent camions customisés éclairés par les feux de l’enfer.
Dans les tribunes pleines
à craquer de la ligne droite des stands, la foule exulte. Les Harleys
font un triomphe.
Il est 21 heures lorsque nos Harleys s’ébrouent et forment tous feux
allumés, une nouvelle parade sur la rocade mancelle pour rejoindre leur
table du soir et partager repas et souvenirs de cette journée
exceptionnelle !
Après une bonne nuit à l’hôtel, la troupe se reforme pour un petit run
dans la campagne sarthoise, avant de retourner sur le Bugatti pour une
petite piqûre de rappel.
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Un dernier repas pris en
commun, avant de reprendre la route la tête pleine, je l’espère, de beaux
et bons souvenirs.
Merci à tous nos amis des Chapters présents :
Paris Cœur de Seine
Paris Bastille
Ducs de Normandie
Cornouaille Quimper Chapter
Rennes Bretagne Chapter
Val de Vienne Chapter
Saint Maximin Picardie Chapter
Orléans Chapter
Rendez-vous l’année prochaine !
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de Philippe |
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article et photos Philippe |
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