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Le Mans Legend Chapter à l'assaut de la Mine Bleue |
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Le colonel J-J. T. avait donné l’ordre à ses troupes de se rassembler aux aurores pour hisser les couleurs et faire le plein des matériels en prévision d’un départ sans étape vers l’Anjou dès 7h30 AM.
Cette précaution était d’autant plus utile que des bleus venaient pour la première fois rejoindre la troupe.
Il était hors de question de les perdre en route, avant le début des opérations souterraines. |
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7H30 pétantes, le colonel,
accompagné de sa fidèle cantinière Marie, enfourchait son "Command’HD"
et prenait le guidon, à la tête du régiment pour les 130 kms d’étape de
liaison en ce petit matin frisquet.
C’est pourquoi le régiment n’arriva pas d’un seul tenant aux abords de la mine.
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Pas besoin de monter les guitounes, il était possible d’établir le campement dans l’un des bâtiments restaurés de cette ancienne mine d’ardoises.
Le colon et sa cantinière avaient tout organisé sur place, la roulante avait fait son job dans les temps et déjà tout installé.
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10heures AM, un pitaine du bled arrive pour équiper les trouffions avant de les emmener crapahuter au fond de la mine à 130m sous terre.
Charlotte et casque lourd pour protéger nos p’tites têtes, puis la descente vertigineuse dans l’trou s’effectue par section de dix douze à bord d’un funiculaire qui plonge direct dans les entrailles de la terre.
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Après une balade dans le p’tit train minier, entassés comme des sardines, dans les premiers boyaux étroits de la mine, elle organise, explique, donne les consignes et en deux coups de cuillère à pot elle repère les "lumières" du contingent et les désigne d’office comme éclaireurs en leur filant une casquette à loupiotte.
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L’adjudante est missionnée pour nous faire découvrir et retracer l’histoire des hommes qui ont accompli ce travail titanesque au début du XXème siècle.
Elle nous raconte leurs conditions de travail et sociales épouvantables qui les mèneront à la révolte dans les années trente, lors du front populaire.
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La "Postillonne", alcool à base de calva de vin blanc et de sucre, qui titrait 60°, était le seul plaisir autorisé.
Un litre par jour et par homme pour que l’ivresse amoindrisse la dureté du labeur et adoucisse la triste vie des mineurs.
On peut y croiser "la mignonne", une benne sur rail qui doit son nom au simple fait qu’elle se laissait culbuter plusieurs fois par jour sans jamais rechigner contrairement aux dames restées à la maison ! |
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11 heures AM, fin des manœuvres dans la mine et retour en surface pour les classes !
Elle passe aux travaux pratiques avec le juteux chef Bruno qui pige du premier coup comment "bouquer" puis "querner" la pierre, avant de fendre la galette de schiste dans l’épaisseur.
Il s'agit de réaliser le produit fini au format qui recouvre nos toits : une vraie lumière le gars Bruno ! |
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Repos, rompez les rangs, Florence paye son coup au mess !
Un p’tit gorgeon de
"Postillonne" pour mettre toute l’unité en appétit avant "le rata et le
singe" servis sous forme d’un copieux buffet au campement.
Il nous amène vers quelques forteresses du temps jadis qui méritent le détour, la vallée de la Sarthe et du Loir, un vrai régal pour agrémenter la fin de mission. |
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19 heures PM le régiment a regagné la base, mission accomplie, les perms sont distribuées et les trouffions sont libérables, c’est la quille !
Quel talent de stratège !
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