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16 jours en
Harley
Nord-Est des USA-QUEBEC
avec West Forever
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Boston, welcome to America, Dominique et Philippe de West Forever sont là, chaleureux.
On est tous englués de la sensation bizarre du
décalage horaire, fatigue portée par l’excitation d’être ici.
Départ, côte Est,
fermez les yeux, respirez un grand coup, les V-Twins tournent comme le
ronronnement d’un chat.
Allez, gaz ! Suivez-moi dans ce très court album
de sensations de mon « East Side Story ».
Miracle, motards, miracle ! Ce
voyage sera sans pluie, sauf dans les cœurs, à la fin.
Sortie de Boston, plein Nord, l’Atlantique à droite, on laisse Salem et
ses sorcières. |
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Une longue et belle étape,
Portsmouth, Portland, et à Brunswick on part vraiment le long de la mer,
on la voit on la voit pas.
C’est superbe mais la fatigue s’accumule, dans cette fin du ride du
jour, et, puis quelle surprise, Belfast, l’hôtel, face à la mer.
La
prairie descend en pente douce vers la baie, la fraicheur du soir est
adoucie par la qualité du silence et les rougeoiements du soleil qui
disparait dans la mer.
Ces sensations, pour de bonnes raisons, je me les
garde, allez-y, vous comprendrez.
En route vers le Québec, presqu’Ile, motel au milieu de rien, où il a fait si froid devant le BBQ
du soir. |
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Au réveil, de la glace sur les sièges des motos, et Dominique
nous dit « désolé ce n’est qu’une route de transfert pour rejoindre
Québec en traversant le St Laurent ».
Quoi, après le froid l’ennui ?!
Nom d’une pipe, on ne devrait avoir que des « transferts » comme ça,
amples, des lignes droites de campagne, des plongées en vue du St Laurent.
Avant la traversée on entend parler Français, le Québécois, une serveuse
brunette, nous sort son accent du Berry du 17ème siècle.
Avec son
accent, on a envie de créer des sculptures avec des mots. |
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La traversée des Adirondacks, deux nuits dans un endroit de rêve en
prime.
On a encore perdu Lulu, il part, il trace, il parle pas anglais, il s’en
fout et il a bien raison puisqu’il sera là à l’apéro !
Nous, pendant ce
temps là, par petits groupes, on roule et on déroule, des forêts, des
lacs et encore des forêts et des lacs. Quelques tâches rousses et jaunes
commencent à se former dans les arbres, il fait une chaleur d’automne.
Une moitié de la route, par chance la nôtre vient d’être refaite, alors
on plane, on déroule en pleine forêt en se penchant d’un coté et de
l’autre. |
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On accélère doucement en
vibrant dans les graves, vous voyez ce
que je veux dire ?!!
Par petits groupes, on arrive à Inlet, et là, nous
attend le gâteau et la cerise dessus, une grande maison d’hôtes avec un
charme fou, au bord du lac, encore un coucher de soleil somptueux pour
l’apéro, les visages s’embrasent et on rit, paisibles.
Quand deux continents d’eau se rejoignent, poste frontière, on revient au Canada.
C’est de là que la vue est la
plus belle.
On est surpris, des tours hôtels partout, mais où nous
emmènent-ils les West Forever ? |
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On passe un pont, on roule au pas, BOOM BOOM,
le
soleil se fait brumeux, les embruns mouillent la route et nous enroulent
comme une fumée mouillée.
Tout disparait sauf la nature dans son état
brut, Niagara Falls.
Le lac Erié en équilibre sur son bord émeraude
finit par tomber dans un déversement fracassant, en dessous des
milliards de tonnes d’eau bouillonnent.
Allez, on y va, tout mouillé en
bateau dans la naissance du lac Ontario, on rit, je vous jure, ça vaut
vraiment le coup. |
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Les Amish, les Appalaches, York, la remontée vers Boston.
De cette longue route vers le retour, je garde imprimées dans ma
mémoire, comme un Patchwork Amish, des images de carrioles désuètes,
d’un chalet bar motard au milieu de nulle part, de York et son Bar &
Shield, des forêts de plus en plus mordorées avec ce mi-septembre
d’automne, des enchainements de rêve en grand huit dans les Appalaches,
l’arrêt à Orange County Choppers et puis dans un ciel bleu devenant gris
noir le retour sur Boston, au centre ville ancien et moderne mélangeant
la brique rouge orange, le béton et l’acier.
Le vent est au fort au bord de mer, il sent le sel, comme celui qu’on
met dans notre vie en étant venu ici. |
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Merci East Side Story.
Didier |
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