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Le Mans Chapter
Route des
Caps et des Pointes entre
Mer et
Pierres |
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PIECE EN
TROIS ACTES |
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Ce weekend
end fut béni des dieux pour les 34 acteurs de ce road trip mené de mains
de maîtres par nos malouins préférés.
Du soleil à profusion comme seule la Bretagne en a le secret, le
thermostat réglé pile poil sur la température idéale pour une balade en
HD.
Ajoutez à
cela des gens heureux de se retrouver, d’autres impatients de se
connaitre, les quelques anecdotes qui immanquablement viennent pimenter
l’ambiance de ce genre de rendez-vous, une bonne dose de rigolade,
d’humour, de bonnes blagues bien grasses façon Biker, quelques zestes de
culture, une piqure d’Epicure à chaque fois que l’on passe à table.
Sans
oublier nos hôtes tellement heureux d’accueillir sur leurs terres cette
bande d’éclectiques doux dingues. |
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Tous les
ingrédients, sans exception, étaient réunis et savamment dosés pour
qu’une fois encore, la mayonnaise prenne selon le livre de recettes
secrètes du Le Mans Legend Chapter.
Plusieurs
rendez-vous avaient été prévus pour réunir tous les acteurs de cette
pièce en trois actes. Ils venaient d’un peu partout car le Le Mans
Legend Chapter ratisse large pour ses castings.
Le Mans,
Poitiers, Blois, Tours, Mayenne, Rennes ou Sées.
Nous partîmes une quinzaine du Mans et par un prompt renfort nous nous
vîmes plus de trente en arrivant au port de Saint Malo.
Acte 1 scène 1 : Fougères
et costumes de mariage.
Le décor est planté au pied du château médiéval de Fougères. |
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Sur la
terrasse pavée, baignée de soleil pas besoin de projecteur, les tables
sont dressées pour une mise en bouche matinale à grand renfort de
chouquettes et de boissons chaudes.
L’un des deux metteurs en scène, Max, est là, il accueille
chaleureusement les acteurs et présente le scénario du jour.
Nos amis anglais tri portés sont du voyage de même que les jolis papas
arrivés la veille de Blois et de Poitiers avec leur belle maman.
Ils sont
faits pour le rôle et connaissent leur texte sur le bout des doigts,
depuis le temps qu’ils répètent !
Le sénateur
est en verve comme à l’habitude, il nous narre avec son compère
l’assureur leur épopée parisienne pour en célibataire, acheter chez le
tailleur les costumes du mariage. |
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Pris au
piège de cet achat anticipé et des tailles si tôt arrêtées, ils nous
jouèrent le serment des trois jours de diète dans l’espoir qu’aucun
gramme ne vienne alourdir leur bedaine, sous peine de laisser sur le
cintre leurs habits neufs.
La scène fut si bien interprétée, qu’un instant on faillit y croire,
mais la suite nous prouva que ce n’était qu’un serment d’ivrogne.
Acte 1 scène 2 Morue ou Cabillaud !.
C’est à l’auberge du barrage que les choses sérieuses commencèrent. La
troupe se trouvait presqu’au complet pour se mettre à table,
Sylvie nous rejoignit accompagnée de Jean
François et Véronique.
Dans cette
cité de marins célèbres qui ont traversé toutes les mers du globe, quoi
de plus naturel que de déguster une brandade de morue péchée sans doute
du côté de Terre Neuve.
Pauvre
cabillaud, quel triste sort ! Devenir morue juste après sa mort par le
simple fait d’être conservé dans le sel !
L’ampleur du menu concocté par l’aubergiste démontrait s’il en était
besoin aux plus chrétiens d’entre nous, que le Carême arrivait à sont
terme et que ce weekend Pascal serait une fois de plus l’occasion de se
taper la cloche ! La ceinture des jolis papas perdait son premier cran.
Acte 1 scène 3 Cap Horn et
cote d’émeraude.
Saint Malo cité de naissance de Surcouf et de Dugay Trouin, est la ville
où ont été écrites les plus belles pages de l’histoire de la marine
française.
Nombres de Pirates, flibustiers, corsaires, aventuriers et autres
explorateurs larguèrent les amarres des quais de la cité malouine pour
partir parcourir les mers du globe et découvrir le monde.
C’est ainsi
que Jacques Cartier découvrit le Canada et que bien d’autres encore se
rendirent célèbres en franchissant le fameux Cap Horn à l’extrémité de
la terre de feu. |
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Il était
évidemment prévu dans le scénario de cette première journée de nous
faire revivre la vie de ces aventuriers.
C’est au
pied de la tour Solidor au cœur du quartier saint Servan que la bande se
regroupe.
Ici
l’ambiance du musée des Cap Horniers nous replonge dans la vie
extrêmement dure de ces marins partant pour des mois de voyages au long
cours qui pouvaient les emmener à l'autre bout du monde !
A la fin du
XIXème siècle, à bord de leurs majestueux trois-mâts ils s'en allaient
chercher le nitrate chilien, le blé australien ou le nickel
calédonien... affrontant le terrible et terrifiant Cap Horn que les
navigateurs malouins ont été les premiers à franchir !
A notre tour nous reprîmes la route pour de nouvelles aventures pour
croiser le long de la côte d’émeraude.
Après
Dinard, Saint lunaire, Lancieux et une halte à Saint Cast, nous
découvrons notre trésor du jour, niché au cœur de la côte encore sauvage
du pays de Fréhel : Sables d’Or les Pins.
Nous retrouvons enfin les derniers flibustiers manquants à la flotte.
Jacques et Lydie, Pascal et Isabelle, Michel et Soizic soit cinq Vtwin
de plus.
C’est l’Hôtel des Pins qui sera le repaire de la troupe pour les deux
nuits suivantes et le casino tout proche permettra aux pirates les plus
téméraires de tenter de troquer avec les bandits manchots leurs
piécettes d’euros contre du sable d’or.
Acte2 scène1 Erquy Dahouet
bonjour l’andouille !
Neuf heures branle bas de combat, tout le monde est sur le devant de la
scène, Max propose le scénario du jour, Thierry distribue les rôles pour
que chacun des acteurs prenne sa place au sein de ce long cortège qui
compte désormais vingt deux Harley.
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Nous
croisons vers Erquy et son cap offrant une vue imprenable sur la baie,
en suivant la côte vallonnée nous découvrons de nombreuses plages de
sable fin, tantôt petite crique sauvage, tantôt grandes étendues gagnées
par la mer sur les roches de grès roses.
Après quelques plans séquences tournés en décor naturel sur fond de mer
et de lande, c’est à Dahouet qu’un arrêt collation a été prévu.
D’appétissantes assiettes de cochonnailles emplies de saucisson,
andouille, pâtés et cornichons ainsi que le pain frais sont déjà sur les
tables de la terrasse.
Personne ne
se fait prier pour jouer la scène des agapes matinales, il n’y a que des
premiers rôles. Les assiettes sont nettoyées vite fait, il faut même un
petit verre de rouge pour faire passer tout ça, les jolis papas perdent
un nouveau cran à leurs ceintures, ils ne pensent plus à leur costard ! |
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Un café et
l’on part à pied pour un petit tour de Dahouet port de Pléneuf.
Le petit port entouré de maisons de pierres, de quelques commerces de
brocante et de crêperies, semble encore utilisé pour quelques activités
de pêche, la coquille saint jacques notamment, mais est devenu surtout
un port de plaisance.
Nous allons jusqu’à Notre Dame de la Garde qui domine la sortie du port,
passe très étroite qui ne peut être empruntée qu’à marée haute.
Acte2 scène 2 Chanson de
Frehel
L’heure du déjeuner approchant il nous fallut reprendre la route pour
gagner l’auberge « La Pholade » à Saint Alban. |
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Poisson au
menu pour tout le monde histoire de se donner bonne conscience, moins de
deux heures après le casse croûte matinal. C’est au moment du dessert
que l’on choisit de souhaiter l’anniversaire de Gérard.
Après avoir
soufflé sa bougie, toutes les filles se bousculent pour venir
l’embrasser sous la surveillance du coin de l’œil de Françoise surprise
qu’à son âge ( trente et quelques….) Gérard puisse encore avoir un tel
charme auprès des dames !
C’est un euphémisme que de parler d’estomac bien rempli après ce
troisième repas de la demi-journée !
L’herbe verte et tendre de l’auberge attire les plus repus pour une
sieste digestive. La couperose a envahi les visages, les ventres bien
rebondis s’offrent au soleil.
Alors jolis papas, les costumes, on les envoie direct chez Emmaüs !
Quelques tours de roue plus tard nous découvrons le paysage somptueux du
cap Fréhel.
Le panorama dominant la mer de plus de 70 mètres, les falaises de
schiste et de grès rose du cap Fréhel offrent l’une des plus belles vues
de Bretagne. Sur ce site d’exception, réserve ornithologique, entre
ajoncs et bruyère, la promenade nous mène jusqu’à l’illustre Fort la
Latte.
Une charmante guide nous attend à l’entrée pour mieux nous faire
découvrir l’histoire de cette citadelle qui fut durant plusieurs
siècles, un haut lieu stratégique des ducs de Bretagne d’où ils
repoussèrent les anglais venus de la mer ou bien les français venus des
terres.
Mais en ce jour de l’an de grâce 2011, pour la première fois, les
anglais sont dans la place, Yves et Denise ont pris possession du donjon
!
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Grâce à
l’érudition de notre guide nous sommes désormais incollables sur
l’architecture de ce château édifié au XIVème siècle, les fours à
boulets et les canons qui tiraient, par conséquent, à boulets rouges.
Une photo
au pied du phare du cap Fréhel puis chose promise chose due, nous
alignons les Harleys devant le casino des Sables d’Or pour faire le show
!
Au cours du repas, nous eûmes l’agréable surprise de recevoir de Max et
Sylvie, chacun un petit cadeau.
Œufs de mouette en chocolat pour les dames et boîte musicale pour ces
messieurs. Délicate attention qui chaque fois que nous l’ouvrirons nous
rappellera par la musique des vagues de Bretagne et le chant des
mouettes les meilleurs moments de cette escapade bretonne
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Acte 3 Retour dans les
terres.
Scène 1 : il est où mon pantalon !
Tout commença par un vaudeville que Monsieur Feydeau n’aurait sûrement
pas boudé.
Je ne sais pas si l’amant était caché dans l’armoire, toujours est-il
que le mari lui, après s’être libéré d’un besoin naturel matinal aux
commodités sises dans le couloir de l’hôtel, se retrouva fort dépourvu
(de tenue) car il était en caleçon, lorsqu’il voulut regagner ses
appartements.
La porte était close et ses tambourinades restèrent vaines, madame avait
quitté les lieux.
Ne le voyant pas réapparaitre, elle le crut descendu au petit déjeuner,
si bien qu’elle décida d’en faire de même.
Il ne restait plus à l’infortuné qu’à descendre en petite tenue au
milieu de la salle à manger pour récupérer la clé de la chambre puis de
remonter mettre sa culotte !
La scénette eut un gros succès et mit tout le monde de bonne humeur sauf
peut-être notre sans culotte !
Acte 3 Scène 2 : Y’a pus
de jus !
Au revoir l’Hôtel des Pins, les paquetages sont refaits, c’est le
dernier jour, nous laissons la mer d’émeraude non sans regret et nous
offrons le plaisir d’un petit aller retour pour revoir une dernière fois
le cap Fréhel et ses falaises de grès rose baignée par la brume
matinale.
Une electra
s’électrise et s’arrête net, y’a pus de jus ! Thierry et tata Sylvaine
vont ils restés seuls dans la lande en attendant la dépanneuse ? Véro
n’est pas d’accord :« Il n’en est pas question ! »
Alors tous les spécialistes s’affairent autour de l’engin. |
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Ne
serait-ce pas un fusible, une batterie déchargée ou bien une cosse
débranchée, s’avancent les plus expérimentés ?
On démonte, on vérifie, on trifouille (L’Electra, pas tata Sylvaine !),
on déconnecte, on reconnecte, on bidouille les contacts et tout à coup
Marc (un des deux jolis papas) par je ne sais quel miracle fit
réapparaître la lumière.
Nous
venions d’assister avec une journée de retard à une résurrection !
Alléluia !
Quelques minutes avaient suffi et l’Electra ronronnait de nouveau.
Sauvés, Thierry et Tata Sylvaine pouvaient repartir avec l’ensemble de
la bande.
Max et Sylvie nous faisaient maintenant pénétrer à l’intérieur des
terres bretonnes et plus précisément nous emmenaient découvrir
Moncontour, une petite cité médiévale de caractère.
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Acte3 scène3
Moncontour et gourmandises
Nous débutons à pied la visite de cette petite cité aux rues étroites,
parmi de vielles maisons faites d’un mélange de pans de bois et de
pierres. Chaque échoppe possède une enseigne à l’ancienne qui permet de
repérer l’activité du commerce.
Un circuit de visite fléché permet aux plus courageux de faire le tour
de la ville et de découvrir l’histoire de ces lieux.
Comme par hasard, le premier commerce rencontré est une pâtisserie dont
la vitrine est irrésistible. Elle est dévalisée en moins de deux par une
bande d’affamés. Il faut dire que le petit déjeuner pris moins de deux
heures avant n’était plus qu’un souvenir !
A l’issue de la visite, ce qu’ignoraient les gourmands, c’est que nos
hôtes avaient une nouvelle fois prévu une collation.
Crêpes, confitures et pâte au chocolat à volonté, nous attendaient dans
un bar de la place de l’église.
La ruée fut instantanée. Sans crêpage de chignon, en quelques minutes,
tout le monde sembla repu et beaucoup ressortirent de l’estaminet
quelque peu alourdis !
Moncontour prenait tout son sens pour tous les gourmets qui ne devront
pas oublier de vérifier le leur (contour) de retour au bercail.
Il était tant de reprendre la route, car l’heure du déjeuner approchait
à grand pas.
En effet,
la pratique de la moto demande beaucoup d’énergie, il serait impensable
voire dangereux de ne pas s’alimenter correctement !
Après avoir traversé les étroites ruelles pavées de Dinan et son port,
nous atteignions « la cale de Mordreuc » au bord de la Rance, pour notre
dernier repas et la fin de notre périple.
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Epilogue
Une fois de plus Sylvie et Max ont été au top, apéro en plein air, repas
léger de poisson et pour finir en beauté, ils nous avaient réservé une
dernière surprise.
A l’heure précise où nous sortions du restaurant, nous eûmes la
stupéfaction de voir arriver sur la plage un phoque solitaire.
« Un
phoque sur une plage de la Rance au mois d’avril, quoi de plus naturel »
me direz-vous !
Je vous
l’accorde.
Mais comment expliquer une telle ponctualité, si ce n’est par une
connivence de longue date avec l’animal pour préparer et organiser
l’évènement à l’avance !
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En fait,
Max aime les phoques, il est ami de longue date avec celui-ci, une
relation intime les unit et c’est pour cela que le phoque a accepté
l’invitation.
La
meilleure preuve, c’est que notre bon Max s’empressa d’aller à la
rencontre de son ami pour le saluer dès qu’il fut sur le sable.
Une espèce
de « coming out »comme on dit aujourd’hui !
Nous
garderons longtemps en tête ce moment inoubliable, et le ferons partager
au plus grand nombre grâce aux photos qui immortalisèrent la scène.
Merci Max.
Au revoir Monsieur le Phoque. Embrassades, étreintes, promesse de se
revoir bientôt, tout le monde est triste de se quitter alors que le
rideau vient de retomber sur la scène.
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Le
spectacle fut somptueux, les acteurs au sommet de leur art, surtout pour
les scènes de table, mais rien de tout cela n’aurait été possible sans
la maestria de notre couple de metteurs en scène.
Bravo
Sylvie et Max, bravo Monsieur le Phoque pour le final, merci pour cette
pièce en trois actes qui nous a pris aux tripes !
Depuis que nous sommes rentrés, chaque matin, me rendre au bureau m’est
un peu moins pénible, car je sais qu’en arrivant, je peux avant
d’affronter les problèmes du jour, écouter les vagues bretonnes et le
chant des mouettes en ouvrant ma petite boite bleue.
Que de bons souvenirs !!
Merci Sylvie, merci Max
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article et photos Philippe |
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Les partenaires de
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