Escapade Champenoise

 Nouveau club, nouvel événement: le Champagne Riders Group a invité tous ses amis à participer à cette première « Escapade champenoise » car comme la cigale, les beaux jours venus, nous nous sommes mis à chanter pour les attirer dans notre si belle région: la Champagne.


Et leur amitié étant aussi forte que leur ouïe, elles et ils sont venus en nombre. Pas moins de 60 personnes sur une bonne 40aine de motos.

 

J’aurais pu compter les roues pour diviser leur nombre par deux mais il y avait aussi deux trikes, ce qui aurait faussé les données statistiques.

Et ça, non ! Pas de ça chez nous !

Le trike, c’est la preuve que même en prenant de l’âge, on veut participer. Et on économise le coût d’une béquille….


Pour un premier coup, ce fut un coup de maître.
 

Les premiers arrivèrent en premier, comme il se doit, juste à l’heure de l’apéro avant le déjeuner.

 

Faut être clair: on fait les choses ou on ne les fait pas.
 

Une fois la troupe au complet, les bagages au frais (eux) dans les chambres, nous nous élançons sur le goudron brûlant en direction des Caves médiévales du Champagne Pannier.

Pas loin. Juste une dizaine de minutes pour y aller et comme d’hab, un quart d’heure pour se garer. Pfff……
 

Visite fort intéressante car chaque Maison de  champagne a son propre cachet et sa propre histoire.

 

Il y avait autour de nous quelques millions de bouteilles (pleines), certaines depuis bien avant que Roland, notre vétéran, ne soit né. C’est vous dire si elles sont vieilles !


Après les explications d’usage, dégustation obligatoire.

 

C’est pas qu’on aime ça, mais faut pas être désagréable avec les gens qui vous reçoivent.

A notre départ, et après une rapide fouille corporelle, il restait toujours les quelques millions de bouteilles moins celles qui étaient arrivées à maturité et qu’on nous a obligés à boire.

 

Quelle vie, je vous jure…


Cruel dilemme ensuite: aller direct à l’hôtel ou passer par le magasin Go West, ci-devant chausseur de cow-boys et assimilés.

 

Beaucoup ont dit : ça me botte et on y est allé.


Pour les autres, vite à l’hôtel maintenant car cette fois ce furent les bulles du jacuzzi qui les attendaient.

On avait quand même roulé 26.9 km dans l’après-midi et ça, ça fatigue son motard.


Propres lavés du matin même, les organisateurs ont laissé leur place à nos amis qui, après une longue route, avaient bien mérité de se rafraîchir le…, la…, euh…enfin se rafraîchir, quoi.


Après s’être fait propre et frais de partout, apéro sur la terrasse de l’hôtel, surplombant la vallée de la Marne. Quelle vue !


Ensuite les plus sportifs ont gravi les 65 mètres qui nous séparaient du restaurant pendant que les moins sportifs utilisaient les services de Messieurs Ascinter et Otis, célèbres fournisseurs de remontants.

Le repas succulait, les convives devisaient benoîtement entre eux, et notre animatrice Margaux nous donnait un concert de sa fort jolie voix.

 

Musique, danse, amis, quelques boissons (très) légèrement alcoolisées et beaucoup d’eau. Le bonheur, quoi. What else ?


Une vraie ambiance d’amitié. Surtout que presque tout le monde se connaissait et se retrouvait dans toutes les bonnes occasions.

 

Il y avait là de nombreux amis du Chapter de Hannut. Ils étaient si nombreux qu’on s’est même demandé si le dernier avait bien éteint la lumière en quittant la Belgique pour qu’elle ne brûle pas pour rien.

Les autres amis venaient des Chapters de Liège, Paris West, Cornouailles, Haut Rhin, des Parisiens libérés et d’autres que j’aurai cités s’ils n’avaient enlevé leurs couleurs au fallacieux prétexte que soi-disant il faisait chaud. Qu’ils ne viennent pas pleurer après.


Le samedi matin, nous avons l’habitude de faire lever nos troupes dès potron-minet, soit en gros quand la petite aiguille n’a pas encore atteint le 7 parce qu’à 8 on part.


Roulage un peu à la fraîche (entre 25 et 30 °C (j’avais envie de le mettre en F° mais personne ne m’aurait cru, mais cuit) .

Après un très agréable circuit par vaux et par vaux (car il y a peu de monts ici) nous voici arrivés chez Jérôme Viard, tonnelier de son état. Le seul de la région et l’un des derniers en France.


Splendide démonstration de fabrication de tonneaux, depuis la bille de chêne fendue sous nos yeux ébahis, la découpe des douelles selon un plan minutieux, l’assemblage et le cerclage et le tonneau devient réalité devant nous.

 

Les explications de Jérôme étaient claires et vraiment intéressantes.

De nombreux tonneaux – ou fûts – sont d’une contenance d’env. 200 litres mais certains sont plus gros et vont se faire foudre, comme on le voit sur certaines photos.


Bon, c’est pas tout ça, mais c’est quand qu’on mange ? Yo, pas de stress.

 

On reprend les motos et en route vers l’ami du Directeur, la Maison de champagne Damien Ce qui nous attend de table (de) ferme. Buffet campagnard où rien ne manquait, même pas le .... vous savez quoi.

 

Après manger et mini sieste dans l’herbe, recherche de sa moto.

Coup de sifflet, rassemblement en colonne par un, on met le casque, les gants homologués CE – Moto et on est reparti, direction maison.


Là, nouveau, rangeage des motos, direction le spa pour certains, le bar pour d’autres et pour d’autres encore, le… mais ceci ne nous regarde pas.


Puis vient le dîner de Gala agrémenté d’une course cyclo-chevaline.

 

Ben, c’est quoi, ça ? Approche-toi, je t’explique:
On prend un hippodrome miniature avec des pistes séparées, trois vélos connectés et trois pédaleurs ou pédaleuses désignés comme volontaires qui vont s’affronter avec l’énergie de ceux qui ont soif.

Tout ça, sous les yeux de ceux qui sont contents de n’avoir pas été choisis mais qui crient bien fort. Ambiance.


Il y avait quand même deux magnums de champagne à gagner !


Le samedi soir, on distribue aussi les récompenses pour les jeux organisés tout au long du Rallye, énigmes, quizz, intro musicales (….), et dance floor, toujours avec Margaux, infatigable.

 

Normal, elle est bien plus jeune que nous. Bon, nous, on est jeune aussi mais depuis plus longtemps qu’elle.

Le dimanche matin, potron-minet étant parti voter, on a pu prendre un petit-déj de faignasse: tard, long, copieux, tranquille. La belle vie.


Et comme dans nos rallyes, on roule un peu entre les surprises, arrêt à La Butte Chalmont, devant le Monument des Fantômes, sculpté dans les années 1930 par Paul Landowski, à la demande du Gouvernement, pour marquer le point précis à partir duquel les troupes allemandes ont entamé leur retraite en juillet 1918.


Moi, j’ai entamé ma retraite beaucoup plus tard, mais ça, ça n’a intéressé personne aussi je profite de ce reportage pour le porter à l’attention de tous. Le privilège de l’auteur, en quelque sorte.

Paul Landowski a taillé dans un bloc de granit rose de Bretagne huit personnages représentant les sept armes en présence dans le conflit qui entourent et protègent un jeune homme nu, symbolisant le martyr et rappelant la souffrance des hommes jetés dans la bataille.

 

Qu’il a dit.


Au pied de la Butte Chalmont, une autre sculpture représente la France qui leur montre le chemin.


Un petit rafraîchissement fut servi à notre troupe avant de prendre la route pour la Ferme d’Issonges où nous attendait le dernier repas pris ensemble avant l’inévitable retour vers le futur.

Nous n’avons entendu que des éloges pendant et après ce rallye.

 

Je dis encore un grand bravo aux organisateurs.

 

Un très très grand merci à tous nos amis qui nous ont honorés de leur confiance.


See you next year ?


Pedroletarmo

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article Pierre, photos Carole

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